Un ancien directeur de projet dans le secteur Industriel, estime que le risque, et donc l’échec, devraient être valorisés.
Quel que soit le secteur économique dans lequel l’entreprise opère, la création de nouveaux produits est un défi, de par les investissements nécessaires à sa mise au point, mais aussi le temps et l’énergie qui y sont consacrés.
Si nous sommes là dans un cadre économique, c’est aussi la réalité de chaque individu dans la vie de tous les jours.
Ouvrir sur un principe participatif
Il s’agit d’un changement culturel profond. Le risque, et peut être l’échec, devra être valorisé. On est dans une société qui veut nous faire croire qu’une vie sans risque, c’est une vie idéale. Alors que c’est le contraire. La vie sans risque, c’est la mort.
Dans l’Ouest Américain, quelqu’un qui a raté trois fois est considéré comme quelqu’un de sérieux. On estime que c’est quelqu’un qui veut vraiment agir, qui en veut. Il faut admettre que l’on apprend toujours de nos erreurs.
C’est donc une nécessité de modifier les règles de management des équipes. L’enjeu c’est réussir à innover, en sortant des sentiers battus. «L’innovation est un raisonnement de l’urgence.» L’erreur souvent commise c’est justement d’avoir le temps.
Cette confrontation passe par la diversité des profils engagés dans le processus. Il faut donc organiser systématiquement un décloisonnement et faire en sorte que des individus, des collaborateurs (dans le monde de l’entreprise, ou dans une organisation quelle qu’elle soit) se rencontrent, se parlent et échangent.
Concrètement
A titre d’exemple, les collaborateurs de chez Google sont invités à consacrer 20% de leur temps à des projets personnels, de façon a provoquer la rupture d’un processus trop séquentiel et générer ce que les Américains appellent la serendipity, traduit en français par sérendipité, ou fortuité au Québec.
Il faut donc avoir dans une organisation des gens qui mettent du désordre… Ce sont eux les leaders de la fortuité. ……………
Et en la matière, la bonne manière de faire est de passer par un processus collaboratif, dans le cadre d’une vision plus systémique, donc plus coopérative.
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